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Société Française de Traductologie Members

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Ileana Neli EIBEN, Sur une visibilité de l’autotraducteur : Dumitru Tsepeneag et Felicia Mihali, Timişoara, Editura Universităţii de Vest, 2017.

Présentation :

Comme le suggère le titre-palimpseste calqué sur celui de Lawrence Venuti (The translator’s invisibility, New York, Routledge, 1995), dans son ouvrage, Sur une visibilité de l’autotraducteur : Dumitru Tsepeneag et Felicia Mihali, Neli Ileana Eiben s’attache à démontrer que l’autotraducteur ne s’efface pas derrière le texte qu’il produit. En qualité d’auteur-écrivain, il écrit un texte où il est visible par sa biographie qu’il fictionnalise, par sa vision littéraire et par son style. Quand il s’attache à traduire son propre texte, il y est visible par la stratégie de traduction adoptée et les choix de traduction. En répétant l’acte d’écrire dont l’original est issu, l’autotraducteur réécrit le texte en y actualisant les traits distinctifs de son style.

À travers l’analyse de plusieurs romans de Dumitru Tsepeneag et de Felicia Mihali, l’auteure cherche à répondre aux questions suivantes : comment l’autotraducteur contribue à l’accumulation de capital littéraire, quels rapports s’établissent entre les deux langues impliquées dans le processus d’autotraduction et quelles connexions s’instaurent entre les deux pôles (source et cible) auxquels l’autotraducteur appartient par la nature même de son travail. Neli Ileana Eiben met ainsi en valeur et valide (de manière théorique et pratique) les particularités de deux écrivains (Dumitru Tsepeneag et Felicia Mihali) ayant appris le français en dehors du foyer et l’effet qu’a cet acquis sur leur vie, leur création et la réception de celle-ci.
Le masque de l’écriture : philosophie et traduction de la Renaissance aux Lumières, sous la direction de Charles Le Blanc et Luisa Simonutti, Droz, collection Travaux d’Humanisme et de Renaissance – DXXXIX, Genève, 2015, 846 p.

Présentation :

S’interroger sur le point de vue du traducteur, dans la mesure où le sens produit en dépend, représente une démarche essentielle de l’étude de la pratique de la traduction. En effet, Nietzsche n’a pas lu Épicure comme Gassendi, Avicenne n’entendait pas Aristote comme Heidegger. La place du lecteur dans un espace-temps donné est fondamentale pour l’interprétation du sens d’un énoncé. L’Histoire apparaît ainsi comme ce qui définit une communauté ou une séparation d’univers et de discours, entre l’auteur et son lecteur.

Traduction et Histoire vont de pair au niveau théorique, et s’il est une chose qu’enseigne l’étude de l’histoire des traductions, c’est que la pluralité des lectures l’emporte toujours sur l’unité sémantique d’un texte. La nécessité de retraduire encore et encore certaines œuvres met clairement en évidence ce phénomène.
Si l’une des questions théoriques essentielles de la traduction est de s’interroger sur le sens des énoncés, question pressante en philosophie, il faut, pour comprendre ce qu’est traduire, inscrire la réflexion dans l’Histoire, mettre à jour et rendre intelligible le lien originel entre la question du sens des énoncés et celle de ses variations dans le temps. Cet ouvrage, contenant une quarantaine de contributions traitant de projets de traduction des XVIe-XIXe siècles, à partir du grec, du latin, de l’hébreu, de l’arabe, du français ou de l’italien, s’y engage.
Dans une large mesure, le travail des traducteurs, tant d’un point de vue philosophique qu’historique, a contribué à former la personnalité de l’Occident. Par rapport au texte original, la traduction parfois adoucit les traits, parfois les charge, parfois exagère une expression ou en atténue une autre, semblable en cela aux travestissements des fêtes ; car la lecture est une fête : elle l’a été de la Renaissance aux Lumières, et la traduction, elle, fut à maints égards le visage même de plusieurs auteurs. En une formule, elle fut souvent le masque de l’écriture.

L’Expérience de traduire

sous la direction de Mohammed Jadir et Jean-René Ladmiral
Paris, Editions Honoré Champion, N° 3. 2015. 1 vol., 352 p.
ISBN 978-2-7453-3109-0, 55 euros

Présentation :

Une traduction, c’est un texte traduit d’une langue dans une autre. Mais avant d’en arriver là, la traduction a d’abord été l’acte de traduire avec de multiples aspects : la personne du traducteur, le type de texte traduit, le rapport à l’auteur du texte original et à l’époque où il a été écrit, le public auquel la traduction est destinée, etc. Le présent volume met en lumière les multiples facettes de cette pratique de l’écriture traduisante : qu’il s’agisse de traduction littéraire, de traduction philosophique ou de la traduction des Textes sacrés, de traduction technique, professionnelle, etc. Á quoi il convient d’ajouter le travail de l’interprète. Sans oublier l’exercice pédagogique. L’expérience de traduire est en outre celle d’un voyage entre les cultures. Mais c’est aussi l’occasion de réfléchir concrètement sur la nature du langage. Il fallait prendre la mesure de tout cela : c’est l’objectif de cet ouvrage.
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Collection  Translatio

Les réflexions sur la traduction ont acquis désormais leur indépendance théorique confortée par les nécessités pratiques de la mondialisation des échanges. La traduction ne relève, ni de la seule linguistique ni de la seule critique littéraire, mais tout à la fois de l’herméneutique et de la philologie, de l’esthétique et de l’histoire, bref des sciences de la culture en général puisqu’elle est une science particulière des textes.

La collection Translatio entend ouvrir un espace spécialement consacré à ce phénomène culturel contemporain, autant à sa genèse qu’à son avenir immédiat. Les grandes œuvres de traductionles grandes figures des penseurs de la traductionles problématiques essentielles et les théories qui ont fait date seront les déclinaisons thématiques des quatre séries de cette collection.

Les ouvrages, rédigés par les meilleurs spécialistes du monde de la traduction et de la traductologie, ont pour ambition de présenter à un public averti de chercheurs et d’étudiants des analyses scientifiques d’excellence qui rassembleront de façon aussi exhaustive que possible les connaissances actuelles sur les sujets les plus connus comme les plus novateurs.

Translatio est parrainée par la Société Française de Traductolgie dont le Président d’honneur est Umberto Eco. Elle possède un comité de lecture et un comité scientifique, tous deux internationaux. Directeurs de collection : Florence Lautel-Ribstein et Marc de Launay